L’objectif essentiel du
SMSI est de voir s’établir la société de l’information. Cette société qui se veut ouverte à tous, promotrice d’échange et d’utilisation d’informations et de connaissances.
Que de peuples du monde, d’ethnies, que de couches sociales sont privés du droit à la communication ! Or, il n’y aura pas de société de l’information sans la généralisation de ce droit humain.
Il est plus qu’impératif de mettre à la disposition de tous les moyens d’_expression et d’échange, car le besoin de communication est comme viennent tout haut, les leaders et les participants au sommet, aussi fondamental pour l’humanité que la recherche de la paix et de la prospérité.
C’est aussi l’avis de M. Jean-Junior Joseph (directeur de presse et de communication, du Premier Ministre Haïtien), qui visite notre pays pour la première fois accompagné d’une délégation composée d’une douzaine de personnalités dont le Ministre des Travaux Publics, des Transports et des Communications.
Le Temps : un Haitien à Tunis. Cela n’arrive pas tous les jours. Comment avez-vous trouvé cette petite capitale qui abrite un événement aussi géant ?
Vous savez, la première impression pour un visiteur foulant le sol d’un pays étranger, compte énormément surtout en de pareilles circonstances.
Sincèrement, je trouve aussi bien l’accueil (depuis l’aéroport) que l’organisation des manifestations, tout à fait remarquables.
Ce qui est sûr, c’est que Tunis, du point de vue technologique, répond aux exigences des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication)!
Le Temps : Droit à l’information, utilisation des TIC, gouvernance d’Internet, fossé numérique Nord-Sud…Ces Thèmes pour lesquels nous nous sommes réunis aujourd’hui des quatre coins du monde, comment les évaluez-vous ?
Je suis physicien de formation, ce qui veut dire que je suis très au courant de la genèse d’Internet.
Le SMSI veut montrer qu’aujourd’hui Internet est un carrefour, un passage obligé, une référence … Même l’homme le plus simple, peut nous dire, ce que c’est Internet, tellement le phénomène a pris l’ampleur en s’imposant aux individus, aux familles et aux couches sociales.
En tant qu’Haïtien, je suis concerné par la question et notre devise actuellement, c’est d’aider tous les Haïtiens à communiquer.
Mais ma grande préoccupation, c’est que je n’ai pas entendu dans les discours du Sommet, parler du Bassin des Caraïbes.
C’est aussi important que les
leaders du Monde se penchent sur la question se rapportant à la gouvernance d’Internet parce qu’on a tendance à perdre le contrôle, et qu’Internet a pris une dimension explosive.
Le Temps : Quelles solutions, envisageriez-vous ?
Que l’on renforce surtout les infrastructures de sécurisation entre les Nations. Il faut que tous les pays du Monde s’entendent sur un protocole pour sécuriser Internet d’une manière globale. De même que chaque pays devrait avoir son propre système de sécurisation.
Propos recueillis par Sayda BEN ZINEB
« A l’impossible, nous sommes tenus » Bureau de Presse et de Communication du Premier Ministre de la République D'Haïti Impasse
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