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Ban Ki-moon pour le long terme
Ban Ki-moon est favorable à un engagement à long terme de la MINUSTAH. René Préval le veut aussi, mais souhaite que "cette mission se réinvente et s'engage sur le front du développement, de la lutte contre la pauvreté".
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Ban Ki-moon et René Préval au Palais national |
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(Photo: François Louis) |
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Ban Ki-moon et René Préval sur le tarmac de l'aéroport international Toussaint Louverture |
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(Photo: François Louis) |
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Mme Michel Montas, la porte-parole du secrétaire général de l'ONU |
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(Photo: François Louis) |
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Edmon Mulet et son successeur Hédi Annabi |
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(Photo: François Louis) |
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La MINUSTAH ne partira pas tant que l'avenir d'Haïti ne sera pas assuré, lâche dans un anglais bien articulé, le sud-coréen Ban Ki-moon devant un parterre de journalistes lors d'une conférence de presse conjointe donnée au Palais National avec le président René Préval ce mercredi soir.
Serein, le secrétaire général des Nations-Unies annonce au passage qu'il va recommander au Conseil de sécurité le renouvellement pour une durée de 12 mois du mandat de la MINUSTAH qui arrive à échéance en octobre 2007.
Visiblement satisfait des progrès réalisés en matière de sécurité, grâce à la contribution des Casques bleus, Ban Ki-moon estime que les conditions sont aujourd'hui favorables à l'intervention en Haïti des autres entités du système des Nations Unies.
Sur le front du développement et de la réduction de la pauvreté dans les zones les plus touchées par la misère, des interventions devront bientôt être réalisées, souligne-t-il.
Une réponse à un René Préval, reconnaissant pour le travail accompli, qui souhaite aussi et surtout que la MINUSTAH se réinvente.
Selon René Préval, il est temps que la MINUSTAH se transforme en outil de développement. Une position qu'il réitère après avoir évoqué lors de son installation le 14 mai 2006 la nécessité d'avoir moins de chars et plus de bulldozers.
Qualifiant de «nationaliste de mauvais alois» ceux qui appellent au départ de la MINUSTAH, le chef de l'Etat explique, avec une pointe de sincérité que le pays a besoin d'aide.
« Nous évaluerons la forme de cette aide », prévient-il, évitant toute contradiction par rapport au concept que la « MINUSTAH se réinvente ».
Avant cette conférence de presse, Ban Ki-moon a eu des entretiens au salon diplomatique de l'aéroport avec son représentant spécial pour Haïti, Edmond Mulet qui sera remplacé par le Tunisien Hédi Annabi.
Peu avant son départ, le numéro un de l'ONU doit se rendre à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays.
Par ailleurs, il rencontrera, au Parlement le président du Sénat de la République, Joseph Lambert ainsi que celui de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques.
Pour mettre fin à cette visite, Ban Ki-moon aura des entretiens avec des représentants de la société civile, de la classe politique, du secteur patronal, des organisations religieuses et des pays amis d'Haïti.
Le Secrétaire général des Nations Unies quittera le pays ce jeudi à la mi-journée en direction de la Barbade.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr |
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