L’Ambassadeur d’Haïti auprès de la Maison-Blanche, Raymond Alcide Joseph, a présenté ses lettres de créance au Président George W. Bush.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ambassadeur Joseph présente ses lettres de créance au Président Bush

 

            WASHINGTON, D.C. 4 octobre – Hier (3 octobre) dans une cérémonie haut en couleurs, l’Ambassadeur d’Haïti auprès de la Maison-Blanche, Raymond Alcide Joseph, a présenté ses lettres de créance au Président George W. Bush.

            Ce fut un grand honneur pour Haïti, dont le représentant a été le premier à être reçu par le Chef de l’Exécutif américain qui a aussi accepté le même jour l’accréditation de douze (12) autres ambassadeurs.  Il s’agit des envoyés extraordinaires et plénipotentiaires de Bosnie, Figie, Quatar, Bahrain, Suède, Honduras, Equateur, Swaziland, Pologne, Grèce, Danemark et d’Italie.

            Dans ses remarques, remises trois mois plus tôt, l’Ambassadeur Joseph eut à dire en partie :  « Je suis heureux de vous présenter les salutations du Président Boniface Alexandre et du Premier Ministre Gérard Latortue, qui se souvient des paroles d’encouragement que vous lui aviez adressées lors de la rencontre, l’année dernière, au bureau du Dr. Rice ».

            M. Joseph devait continuer ainsi :  « C’est pour moi un grand honneur d’avoir été choisi par les dirigeants de mon pays pour les représenter ici, devant vous et auprès de votre pays.  L’histoire de nos deux peuples a eu de nombreux points communs dès le début.  Les précurseurs du peuple haïtien ont combattu côte à côte avec les nouveaux Américains au siège de Savannah en 1779, en Georgie et lors de la victoire de Yorktown.  Les Haïtiens sont fiers de leur contribution à la création de l’Amérique.  Le point culminant de leurs victorieuses prouesses contre la puissante armée de Napoléon fut l’acquisition de la Louisiane en 1803 ».

            Mr. Joseph a sollicité l’aide des Etats-Unis pour le gouvernement intérimaire décidé à conduire le pays vers des élections démocratiques avant la fin de l’année.  M. Joseph a dit :  « Monsieur le Président, j’espère que votre administration concentrera ses efforts sur la menace contre l’établissement de la démocratie en Haïti et que des ressources seront allouées, à long terme, pour faire face au défi croissant du terrorisme si près des côtes des Etats-Unis d’Amérique ».

            Dans sa réponse écrite, le Président Bush a exprimé sa « grande joie » d’accepter la « lettre de créance » du Président Alexandre établissant M. Joseph comme « Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Haïti » et la « lettre de rappel » de M. Jean Casimir.  A souligner que depuis 1997 quant l’Ambassadeur Casimir a laissé son poste à Washington, aucun ambassadeur n’a été nommé pour le remplacer.  L’ambassade d’Haïti à Washington, peut-être la plus importante, était laissée aux soins d’un Chargé d’Affaires.  Ainsi, les régimes Lavalas ont-ils banalisé la diplomatie ayant trait aux Etats-Unis d’Amérique.

            Le Président Bush a reconnu la contribution d’Haïti à l’émancipation de plusieurs nations de l’hémisphère occidental.  « Pendant que bien des nations pratiquaient l’esclavage, Haïti demeurait un phare de la liberté pour le genre humain et de l’anti-colonialisme. »

            Le chef de l’Exécutif américain a aussi promis d’accompagner le gouvernement intérimaire dans sa quête pour un « meilleur avenir pour tous les Haïtiens ».

            M. Bush a réitéré la position de son gouvernement quant aux prochaines élections.  « Les élections doivent avoir lieu dans un délai normal.  Car l’établissement d’un gouvernement élu est la tâche la plus importante auquel fait face votre pays, et c’est une tâche à laquelle nous et la communauté internationale avons œuvré sans relâche ».